
Jusqu'ici je n'ai pas encore vu grand chose du pays (ni même de la ville): le trajet de l'aéroport jusqu'à l'hôtel, la piscine de l'hôtel, le resto le plus chic de la ville et l'endroit retenu pour accueillir la conférence: un batiment en construction (je dois avouer que le pari est assez osé, mais on compte sur un effet garage-start-up et pour être sûr de mettre les priorités au bon endroit, on a tout misé sur une ligne internet à haut-débit fiable).
C'est étonnant d'ailleurs de voir comment Google en Afrique, c'est pas du tout Google en Europe. En Europe, tout est dans le gigantisme: on crée un système de mails pour 10 milliards d'utilisateurs (la version suivante visera probablement les 100 milliards), faire des data-centers d'un milliard de CPUs, un nouveau système de pub qui sera un flop s'il ne ramène pas au moins un millard de $ par an, etc. Le mot-clé qui est lâché le plus dans les réunions stratégiques, c'est "milliard" (souvent au pluriel). Un projet ne retient l'attention que s'il vise un milliard de ... quelque chose (p. ex., des mille sabords).
Ici en Afrique, le mot-clef c'est "entrepreneurs", il sort à peu près 3 fois par phrase. Google se présente un peu comme le jardinier qui vient labourer et fertiliser* le lopin de terre technologique du coin pour que les entrepreneurs puissent croître et multiplier. Mais il n'est question que d'eux, et de garage, geeks, internet et surtout smart-phones. Et je suis surpris du succès de l'internet des smart-phones et du tweet ici.
(*) Je pense qu'il s'agit aussi un peu d'arracher des mauvaises herbes et manger des limaces.
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