Dans la foulée de mes aventures en Tchéquie, je me suis mis à lire Kafka. C'est l'hiver, le personnage du roman arrive dans un village en Bohème (ou par là), il tombe amoureux et puis sa vie s'enlise dans un marécage administratif inextricable, où chaque pas ne le fait que s'enfoncer un peu plus profond dans la mélasse. Je suis plein de compassion et de compréhension pour ce bonhomme...
Nous avons décidé, avec Shikha, qu'il devait d'une manière ou d'une autre y avoir un moyen pour se voir sans devoir acheter un billet des semaines à l'avance et passer par un contrôle de sécurité, deux aéroports et trois gares. Par exemple en vivant dans le même appartement. C'est pas compliqué: on prend ses affaires, on les amène chez moi et voilà, c'est chose faite.
Eh bien non: C'est compliqué. Je me retrouve projeté en plein moyen-âge, dans une quête où, pour délivrer ma princesse qui est retenue prisonnière dans un donjon et la ramener chez moi, je dois reconstituer un ancien parchemin avec une formule secrète qui brisera l'enchantement qui la maintient dans le donjon. Le parchemin a été déchiré en 8 morceaux, qui ont été confiés à 8 sages différents en des temps immémoriaux, et qui ont été transmis depuis à leurs descendants, ou volés, ou perdus. Le maître du donjon m'a transmis une énigme cryptée (en langage germanique ancien) avec des indices sur les lieux ou personnes que je dois visiter pour me procurer les 8 pièces du parchemin. Comme dans tout bon roman d'aventure, l'histoire a plutôt bien commencé parce qu'il se fait que le morceau n°7 est délivré chaque mois dans ma boîte à lettres par les descendants du sage Péroll, et que Shikha elle-même était dépositaire du morceau n°1 (un petit grimoire qu'elle garde toujours avec elle), qu'elle a vite fait de maîtriser et de coller sur la vitre d'un scanner, et avant qu'il ait pu dire ouf, le grimoire s'est trouvé tout copié dans ma boîte mail.
Optimiste à la suite de ces victoires faciles, je me suis lancé hier dans une tournée des Kreisburo de la ville, où je devais pour le prix de quelques incantations en celte ancien (et vingt balles), recevoir des Betreibungsregisterauszug des Wohngemeinden (c'est un peu comme des marrons chauds, mais moins bon). En moins d'une journée, j'avais abattu la tâche n°8!
Tout ça se passait évidemment jusque là bien trop facilement et c'est ce matin que la sorcière du Stadthaus, qui détient le morceau n°4, a dévoilé son jeu et m'a appris que celui-là vendrait chèrement sa pulpe: c'est à lui seul une quête dans la quête, il faut recréer un philtre magique dont la récolte des ingrédients nous mènera des steppes enneigées de Moravie jusqu'à la cité latine du nord assiégée par les phalanges du Schildenvriend, en passant par la route des épices et les délices de l'Orient.
Bref, on n'est pas sortis de l'auberge (à l'inverse du personnage de Kafka, qui lui vient de se faire sortir de son auberge, tiens...). En tous cas, Shikha elle, n'est pas sortie du donjon!
Saturday, November 27, 2010
Tuesday, August 3, 2010
Mo. 2 Aug. - Couchsurfing
Ca doit faire une année maintenant que j'héberge des voyageurs inconnus en quête d'aventure, de rencontres insolites ou de logement pas cher. Ils arrivent chez moi par ma présence sur le site couchsurfing.org, et viennent des 4 coins du monde: Une Indienne en traversant l'Europe en Eurorail, des Norvégiens, un Chinois, un couple Gringo-Péruvien... et aujourd'hui une bande d'ados australiens qui prennent la vie du bon côté pendant 6 mois avant de passer aux choses sérieuses...
Ca me rappelle des tas de bons souvenirs de ma chambre au commu du Chigé2
Très sympas mais très ados aussi, ils ont donné à mon appartement une cure de jouvence: il ressemble maintenant à un logement étudiant: cadavres de canettes de bière, bordel intégral dans la chambre, odeurs de vieilles chaussettes, c'est la totale!
Je suis d'un naturel très confiant, mais je me pose souvent la question de savoir si un de mes hôtes va un jour se tirer avec la caisse (en volant quoi d'ailleurs... mon vieil iPod tout pourri? mon iMac lourd comme une enclume? les machins tout périmés qui traînent dans le frigo?)... Cette fois-ci, je prie plutôt pour qu'ils n'oublient rien ici, que je ne retrouve pas un vieux slip derrière un radiateur. Quoi qu'à bien y réfléchir, ce n'est pas moi qui retrouverai quoi que ce soit, mais le propriétaire quand il fera l'état des lieux de sortie.
Très sympas mais très ados aussi, ils ont donné à mon appartement une cure de jouvence: il ressemble maintenant à un logement étudiant: cadavres de canettes de bière, bordel intégral dans la chambre, odeurs de vieilles chaussettes, c'est la totale!
Je suis d'un naturel très confiant, mais je me pose souvent la question de savoir si un de mes hôtes va un jour se tirer avec la caisse (en volant quoi d'ailleurs... mon vieil iPod tout pourri? mon iMac lourd comme une enclume? les machins tout périmés qui traînent dans le frigo?)... Cette fois-ci, je prie plutôt pour qu'ils n'oublient rien ici, que je ne retrouve pas un vieux slip derrière un radiateur. Quoi qu'à bien y réfléchir, ce n'est pas moi qui retrouverai quoi que ce soit, mais le propriétaire quand il fera l'état des lieux de sortie.
Sunday, August 1, 2010
Sa. 3 Jul. - Wizzair
Pour changer un peu des voyages à Brno ou à Zürich, on a décidé ce week-end de visiter Venise (et puis mourir... ah non, c'est l'autre ça!). Et pour changer aussi, puisqu'on partait de Prague, on a choisi une compagnie aérienne low-cost: Wizzair, qui comme toutes ses consœurs volent dans tous les aéroports de seconde zone partout en Europe, en monnayant absolument toute espèce de service lié au vol (de l'impression de la carte d'embarquement jusqu'au verre d'eau pendant le vol), pour un prix ridiculement bas (par ex. 36 € tout compris aller-retour Charleroi-Prague, le double si je mets mon bagage en soute).
J'ai aussi expérimenté pour la première fois le coup de s'installer où on veut dans l'avion (avec d'office pas de chance pour les quelques derniers qui doivent faire avec les places éparses qui restent... d'où une certaine tension parmi les passagers quand les portes du bus qui nous amène du terminal ouvre ses portes devant l'avion et qui a un vague air de coup de pistolet sur la piste du sprint). Au terme de quoi, alors que je suis en train de me battre avec mes jambes pour les faire rentrer dans le manque d'espace disponible, l'hôtesse nous annonce sans rire: «installez-vous confortablement...» Elle manque pas d'air, tiens, l'hôtesse du même nom!
Et finalement, ils ont aussi dans l'avion une brochure vantant les destinations idylliques de leur réseau: Varsovie, Sofia, Belgrade et... Charleroi! Sans rire, ces gens importent des touristes à Charleroi!
En agrandissant l'image, on voit une description de la ville qui est à peu près au strict opposé de ce que j'en connaissais: à les croire («the city is being revitalised», «... promoting the city's image and potential»), il faudrait féliciter et décorer les Van Cau et autres maïeurs de la ville, loin de les flanquer en prison comme il est de bon ton de faire ces dernières années!
J'ai aussi expérimenté pour la première fois le coup de s'installer où on veut dans l'avion (avec d'office pas de chance pour les quelques derniers qui doivent faire avec les places éparses qui restent... d'où une certaine tension parmi les passagers quand les portes du bus qui nous amène du terminal ouvre ses portes devant l'avion et qui a un vague air de coup de pistolet sur la piste du sprint). Au terme de quoi, alors que je suis en train de me battre avec mes jambes pour les faire rentrer dans le manque d'espace disponible, l'hôtesse nous annonce sans rire: «installez-vous confortablement...» Elle manque pas d'air, tiens, l'hôtesse du même nom!
Et finalement, ils ont aussi dans l'avion une brochure vantant les destinations idylliques de leur réseau: Varsovie, Sofia, Belgrade et... Charleroi! Sans rire, ces gens importent des touristes à Charleroi!
Monday, June 14, 2010
Mon. 14 Jun. - Video Targeting Tool
De temps en temps, ça vaut le coup de faire un petit test de conduite de l'application qu'on construit, question de voir que toutes les idées géniales qu'on a pris soin d'élaborer ont l'effet désiré. Dans bon nombre de cas, la réponse est bien sûr, «non»...
Un petit récapitulatif de l'affaire: Disons que j'ai un site web où je vends des chaussettes pour iPods, et j'aimerais attirer des clients. Comme il y a pas mal de clients potentiels qui passent leur temps à regarder YouTube, je me dis que je pourrais les accrocher là-bas: tant qu'ils sont à perdre leur temps à regarder des vidéos, ils pourraient tout aussi bien perdre leur argent à m'acheter mes chaussettes.
Comment les attirer? En leur montrant une jolie pub qui va les enchanter et leur donner une irrépressible envie de venir acheter des chaussettes à iPod chez moi.
Est-ce que tous les utilisateurs de YouTube sont des bons clients potentiels? Pas vraiment. Le gars qui est en train de regarder une vidéo sur comment isoler sa toiture sera peut-être pas aussi tenté que celui qui est en train de regarder une vidéo qui dévoile le prochain modèle d'iPhone. Et c'est là que notre application entre en jeu, et me permet de sélectionner les audiences et contenus qui porteront le mieux mon message publicitaire.
http://google.com/videotargeting

Et donc, toute l'équipe s'est donné pour tâche de créer une campagne de pub sur YouTube en choisissant les vidéos sponsorisées avec notre Video Targeting Tool. On en a même fait une compétition pour savoir qui serait le meilleur annonceur. Pour ma part, si vous arrivez en droite ligne après avoir cliqué sur un lien sur YouTube, mille mercis, vous venez d'accroître ma chance de remporter la compétition.
Un petit récapitulatif de l'affaire: Disons que j'ai un site web où je vends des chaussettes pour iPods, et j'aimerais attirer des clients. Comme il y a pas mal de clients potentiels qui passent leur temps à regarder YouTube, je me dis que je pourrais les accrocher là-bas: tant qu'ils sont à perdre leur temps à regarder des vidéos, ils pourraient tout aussi bien perdre leur argent à m'acheter mes chaussettes.
Comment les attirer? En leur montrant une jolie pub qui va les enchanter et leur donner une irrépressible envie de venir acheter des chaussettes à iPod chez moi.
Est-ce que tous les utilisateurs de YouTube sont des bons clients potentiels? Pas vraiment. Le gars qui est en train de regarder une vidéo sur comment isoler sa toiture sera peut-être pas aussi tenté que celui qui est en train de regarder une vidéo qui dévoile le prochain modèle d'iPhone. Et c'est là que notre application entre en jeu, et me permet de sélectionner les audiences et contenus qui porteront le mieux mon message publicitaire.
http://google.com/videotargeting

Et donc, toute l'équipe s'est donné pour tâche de créer une campagne de pub sur YouTube en choisissant les vidéos sponsorisées avec notre Video Targeting Tool. On en a même fait une compétition pour savoir qui serait le meilleur annonceur. Pour ma part, si vous arrivez en droite ligne après avoir cliqué sur un lien sur YouTube, mille mercis, vous venez d'accroître ma chance de remporter la compétition.
Wednesday, May 26, 2010
Di. 25 Mai - Zuruck zu Zürich
Et voilà, les meilleures choses ont une fin, et je dois bien avouer que c'est avec plaisir que je retrouve une Suisse fraîche, belle, propre, pratique et familière. Mon voyage en Inde a été fabuleux, mais je ne peux pas cacher qu'il m'est arrivé de rêver d'une bonne pluie bien de chez nous, d'un bon spaghetti bolognaise sans piments, d'un tour en vélo dans la forêt ou d'un bon verre en terrasse, au calme et au frais sous un platane. Et (forcément), d'une connexion Internet.
Si donc, par pénurie dramatique de connexion, je n'ai pas pu poster mes aventures, je ne les ai pas moins rédigées et je vais donc entreprendre de les poster dans les jours qui viennent.
Remontons donc le temps de 2 semaines, et me voilà samedi à l'aube, traînant mes paquets à l'aéroport en direction de Prague, première étape d'un long voyage vers Delhi, Calcutta et Bangalore.
Si donc, par pénurie dramatique de connexion, je n'ai pas pu poster mes aventures, je ne les ai pas moins rédigées et je vais donc entreprendre de les poster dans les jours qui viennent.
Remontons donc le temps de 2 semaines, et me voilà samedi à l'aube, traînant mes paquets à l'aéroport en direction de Prague, première étape d'un long voyage vers Delhi, Calcutta et Bangalore.
Sa. 8 mai - Prague, Helsinki
Une fois n'est pas coutume, je suis à Prague en transit; je n'ai même pas quitté l'aéroport. Juste le temps de retrouver Shikha, et nous voilà en route pour l'Inde. Ne me demandez pas par quel caprice de la tarification aérienne la première étape entre Prague et Calcutta est... Helsinki.
Me voilà en route vers la chaleur suffocante de l'Inde depuis une demi-journée et déjà on voit le changement de décor... moins de 10°C, des forêts de pins, des gens emmitoufflés, des résidus de bancs de neige et une population blonde platine aux yeux bleus, on vérifie nos boarding pass par deux fois question d'être sûrs de pas s'être trompés d'avion.
On profite du stop-over pour faire une petite promenade calme autour d'un petit étang dans un parc, avec l'impression qu'en fait ça tombe bien qu'il fasse froid et pluvieux, qu'on aurait vraiment tort de s'en plaindre alors que dans les 15 jours qui viennent cet épisode sera probablement élevé au rang de nirvana ultime de la fraîcheur de vivre et du bien-être de la quiétude urbaine.
On profite du stop-over pour faire une petite promenade calme autour d'un petit étang dans un parc, avec l'impression qu'en fait ça tombe bien qu'il fasse froid et pluvieux, qu'on aurait vraiment tort de s'en plaindre alors que dans les 15 jours qui viennent cet épisode sera probablement élevé au rang de nirvana ultime de la fraîcheur de vivre et du bien-être de la quiétude urbaine.
Di. 9 mai - Delhi
La première impression en sortant de l'avion sur l'aéroport de Delhi, c'est qu'on a envie d'y retourner: sortir de cet avion, c'est un peu comme quand la sorcière dit à Hansel et Gretel d'entrer dans le four à air pulsé. Ceci dit, l'aéroport est moderne et climatisé, on a au moins droit à ce répit.
Comme à chacune de mes arrivées en Inde, le trajet en taxi est plutôt agréable et fluide et m'emplit d'optimisme quant au fait qu'ils ont finalement arrangé leurs transports et que le progrès fait son bonhomme de chemin (d'autant qu'on voit partout des chantiers, autoroutes en construction et autres métros aériens, qui seront considérés comme des calamités urbanistiques d'ici 20 ans mais qui pour l'instant amènent la promesse d'un trafic plus ou moins sous contrôle). C'était sans compter bien sûr que, comme lors de mes arrivées précédentes à 2h du matin, il en est 6 et que la ville ne se réveillera que dans 3 heures, dévoilant alors l'ampleur de la pertinence très actuelle du problème du trafic très loin d'être arrangé.
L'hotel (voyage pas business oblige) n'étant pas de cette catégorie qui a un large jardin privé, un parking privé, une piscine, 5 étoiles et une enseigne visible à 3 km à la ronde, n'a pas eu l'heur d'être connu de notre chauffeur, qui a donc dû errer un peu d'artère principale et rue secondaire en voie encombrée, pour finalement s'arrêter au milieu d'un souk devant l'entrée d'un passage dérobé en nous disant "on est arrivé". Ah bon? En sortant, je lui demande de rester là une seconde, qu'on vérifie qu'il s'agit bien de notre affaire mais oui c'est bien lui, vieille enseigne clignotante au néon à l'appui.
L'affaire est finalement fidèle à ce qu'on m'a vendu, un petit hôtel touristique sans lustre mais fonctionnel et confortable.
En visitant le Red fort voisin, une imposante bâtisse militaire (rouge, donc) avec un grand jardin paisible et des jolis kiosques, gazebos et autres dépendances (qui m'ont rappelé le Schöbrunn de Vienne, en moins pièce montée), je me suis rendu compte que si pour nous l'attraction était le palace, pour les autres visiteurs en revanche, c'était nous, Shikha et moi se promenant la main dans la main. Entre les groupes d'adolescents qui la mataient sans la moindre retenue et les gars qui me demandaient d'être pris en photo avec eux, j'ai même été charmé par ce jeune écolier et les 3 collégiennes qui sont venus nous dire bonjour et nous serrer la main avec un petit rire gêné.

Ca, c'est la Jama Masjid, la grande mosquée de Delhi (ça vaut le coup de visiter le lien, il y a des photos un peu plus sérieuses que ce que je suis capable de faire). Pour pas faire de jaloux, j'ai aussi visité le temple Jain qui est juste à côté, mais là les photos sont interdites.
Comme à chacune de mes arrivées en Inde, le trajet en taxi est plutôt agréable et fluide et m'emplit d'optimisme quant au fait qu'ils ont finalement arrangé leurs transports et que le progrès fait son bonhomme de chemin (d'autant qu'on voit partout des chantiers, autoroutes en construction et autres métros aériens, qui seront considérés comme des calamités urbanistiques d'ici 20 ans mais qui pour l'instant amènent la promesse d'un trafic plus ou moins sous contrôle). C'était sans compter bien sûr que, comme lors de mes arrivées précédentes à 2h du matin, il en est 6 et que la ville ne se réveillera que dans 3 heures, dévoilant alors l'ampleur de la pertinence très actuelle du problème du trafic très loin d'être arrangé.
L'affaire est finalement fidèle à ce qu'on m'a vendu, un petit hôtel touristique sans lustre mais fonctionnel et confortable.
En visitant le Red fort voisin, une imposante bâtisse militaire (rouge, donc) avec un grand jardin paisible et des jolis kiosques, gazebos et autres dépendances (qui m'ont rappelé le Schöbrunn de Vienne, en moins pièce montée), je me suis rendu compte que si pour nous l'attraction était le palace, pour les autres visiteurs en revanche, c'était nous, Shikha et moi se promenant la main dans la main. Entre les groupes d'adolescents qui la mataient sans la moindre retenue et les gars qui me demandaient d'être pris en photo avec eux, j'ai même été charmé par ce jeune écolier et les 3 collégiennes qui sont venus nous dire bonjour et nous serrer la main avec un petit rire gêné.
Ca, c'est la Jama Masjid, la grande mosquée de Delhi (ça vaut le coup de visiter le lien, il y a des photos un peu plus sérieuses que ce que je suis capable de faire). Pour pas faire de jaloux, j'ai aussi visité le temple Jain qui est juste à côté, mais là les photos sont interdites.
Subscribe to:
Posts (Atom)
