Saturday, February 27, 2010

Sa. 27 Feb. - Twitter

Je sais que je suis particulièrement maladroit et peu doué avec tout ce qui touche aux ordinateurs et à Internet, mais là, je me suis tout de même retrouvé complètement perplexe.
J'ai un compte twitter, et je voulais y retrouver ma belle (qui y est aussi) et donc j'utilise le lien "find people" et ... raté! Pas de Shikha sur twitter (je sais que c'est pas un nom courant par ici, mais il doit bien y en avoir deux ou trois, non, sur les 20 milliards d'utilisateurs annoncés de twitter?).

Essayons avec un "business or brand" alors! J'en prends une qui je pense doit bien avoir une bonne dizaine de fans dans le monde virtuel, voire un peu plus: Apple. Tiens, inconnue au bataillon elle aussi?

Allons, des "Bill", ça il doit y en avoir quelques-uns, non?

Non.



Bon, eh bien j'en conclus que Twitter est vide. Je suis le seul utilisateur... Brrr, ça me donne une impression de scénario de fin du monde où on se retrouve seul survivant dans un monde anéanti.

Saturday, February 6, 2010

Di. 2 Feb. - La conférence de Copehnague

A mon sens, et quoi qu'en dise Sarkozy, la conférence de Copenhague contre le réchauffement climatique a été un succès sans précédent: les chefs d'Etats ont dû être entendus en haut lieu, à en juger par le froid sibérien qui s'est abattu sur nous.

Zürich s'est retrouvée sous la neige dès la fin de la conférence, et deux mois plus tard, on y est toujours (mais ça va, la vie s'organise, la populace s'habitue aux perturbations extrêmes que cela engendre: les trains ont jusqu'à 5 minutes de retard, certains bus ne roulent pas!...).
La photo ci-dessus est trompeuse: on dirait qu'il fait beau et qu'il y a du Soleil. En vérité, tel le chasseur aguerri, je me suis embusqué dans mon bureau et j'ai patiemment attendu ce moment pendant 25 jours. Heureusement que j'étais aux aguets, car ledit moment a dû duré quelques heures tout au plus, avant un retour à la normale: nuages, grisaille, crachin, neige fondante... un hiver radieux!

A propos de la conférence elle-même, ils sont vraiment malins ces organisateurs! S'ils voulaient que les participants se sentent un peu plus dans le sujet, ils auraient pu penser à la faire en juillet au Mali, non?
Ceci dit, à mesure que les voix dysonnantes se font entendre, je me mets de plus en plus à douter de toute cette affaire, et à croire que cette thèse récurrente de l'homme qui casse la planète (qui, de mon court vivant, à déjà survécu à l'anéantissement glacial par le nucléaire et à la fournaise suite à la disparition de la couche d'ozone) n'est rien d'autre que le produit de l'orgueil collectif.

Parmi les voix dysonnantes intérssantes, j'ai trouvé celle-ci:
Vincent Courtillot

Et une autre est une simple carte postale que j'ai achetée au pied du glacier du Rhône et qui montre l'évolution dudit glacier au fil des 200 dernières années:

En 1800, il remplit complètement la vallée; en 1900, il s'est déjà vidé de 80% de sa substance et maintenant il doit rester genre le volume d'eau dans la baignoire deux secondes avant que le siphon fasse "burp" quand on vide son bain.
Vu les dates (en 1800, on était 6 fois moins nombreux, pas d'automobile, les grands pays comme la Chine et la Russie encore totalement agraires,...), j'ai beaucoup de mal à attribuer la fonte de ce glacier à l'activité humaine.

Bon allez c'est pas tout ça, mais avec toute cette neige à skier, on a du boulot!...

Sunday, January 10, 2010

Sun. 13 Dec - Westfield mall / San Francisco

Aujourd'hui c'est dimanche, c'est jour pieux. Question de m'intégrer à la population locale, je suis leurs rites et je me rends au Temple, il faut aller faire le plein de spiritualité, ce qui demande quelques sacrifices au Dieu du consumérisme.

Le Temple est une belle grande bâtisse qui brille de mille feux, peuplée de tas de charmantes prêtresses accueillantes, et l'incitation au sacrifice est partout. Dans leur grande miséricorde, les Dieux sont même plutôt généreux: en cette période de Noël, les rédemptions sont bradées et pour le même sacrifice, on reçoit double dose de grâce!

Ici, tout est fait pour rendre la vie facile au fidèle: le Temple est ouvert tous les jours de matines à complies, il y a abondance de prêtres et prêtresses souriantes qui ramènent les brebis égarées dans les bons rayons et leur offrent des conseils personnalisés pour trouver les pardons correspondant à leurs pêchés. Pour le plus grand confort des fidèles, tout est bon à sacrifier: nickel, papiers verts, plastique...

On a même droit, pendant tout l'office, à une petite musique guillerette de saison pour mieux ressentir la spiritualité. Il est à noter que pour ne pas dérouter les croyants, ladite musique est une invariable répétition de 5 chansons traditionnelles (de Last Christmas à Jingle Bells) reprises dans tous les styles imaginables (en Reggae, en Rap, en Russe,...). Ca dégouline de mièvrerie, c'est fabuleux! Enfin, après une journée d'onctueuse suavité auditive à tous les coins de rue, devant (et derrière) toutes les vitrines et le plus souvent en stéréo cacophonique... euh, ça rend malade.

Enfin bon, il faut tout-de-même avouer qu'ils font les choses correctement et qu'au final au même prix, je suis sorti avec effectivement deux ou trois fois plus de machins que si j'avais fait l'expérience à Zürich.

Sun. 13 Dec - Powell St. / San Francisco

Allez hop, tant qu'on est sur le sujet...

En marge de la catastrophe de Copenhague (Aussi, organiser une conférence sur le réchauffement climatique en décembre au Danemark c'est malin! Ca aurait pris une autre tournure s'ils avaient été à Tamanrasset en juillet évidemment!), je suis tout de même heureux de constater que même au pays des résistances, l'idée de moins de voitures dans la ville pointe son nez.
Par exemple ici, sur Powell Street (celle où il y a les célèbres Cable Cars), les voilà-t-y pas en train de nous élargir les trottoirs aux dépens de deux voies de circulation??

Bon, à bien y regarder, la raison n'est pas tant pour le bien-être de la planète ou la qualité de vie en ville, mais pour favoriser le shopping (nous y revoilà!)... Mais bon, il faut tout de même souligner l'effort...

Sunday, December 27, 2009

Tue. 22nd Dec. - Chicago O'Hare

A mon retour de Chicago (enfin "retour"... une étape parmi d'autres dans un voyage qui se terminera chez moi), j'en étais à combiner diverses médisances sur les compagnies aériennes quand de manière parfaitement inattendue, United m'a gracieusement promu en classe affaires. En contrepartie, ils ont retardé le vol et par conséquent fait rater ma correspondance à Münich, ça tombe bien j'avais pas pas eu le temps de visiter tous les coins de l'aéroport lors de ma correspondance ratée au même endroit à l'aller.

Comme c'est la première fois que je vole en classe affaire sur un vol transatlantique (ça m'était déjà arrivé sur un vol vers Prague, mais là c'est de la blague, les sièges sont tous identiques, on reçoit juste un verre de vin en plus avec le repas), j'étais tout-de-même un peu émerveillé et genre à toucher à tous les boutons du siège et regarder avidement toutes les bricoles qu'on nous donne. Et bien évidemment, c'est tout à coup nettement moins impressionnant quand on y est.
Alors voyons, quand on ouvre le paquet, que trouve-t-on dans cette classe affaire?

  • Un joli siège plein de boutons comme chez le dentiste (mais où on dort nettement mieux, même sans anesthésiant)
  • Un repas mirco-ondes Plus, servi avec des vrais couverts (que j'ai d'ailleurs chourrés, au passage, je suis un minicouvertsdaviomane: il y a un nom pour celui-là?)
  • Une petite trousse confort avec quelques bidules bon marché genre crème hydratante ou chaussettes de voyage
  • Des hôtesses qui passent toutes les 5 minutes (mais bon, l'heure de gloire des compagnies américaines, c'était les années 70, et bon, le matériel a un peu vieilli depuis... Il vaut mieux choisir des compagnies émergentes, genre Emirates ou Kingfisher)
  • Un verre de porto à la fin du repas.

Le package doit valoir tout au plus une centaine d'Euros (disons que je serais prêt à en payer 50?). Sachant que le prix réel est plutôt du genre dix fois ça, je me suis rappelé qu'il y a un élément manquant dans ma liste:

  • Le sentiment d'importance de se sentir appartenir à une classe supérieure, de ne pas partager son espace avec le vulgum pecus.

Et ça, ça vaut probablement nettement plus que tous les petits bidules matériels (nommément, ça vaut probablement un bon miller d'Euros ou deux, en particulier quand il s'agit de l'argent de la compagnie qui nous emploie).

Ah! Je suis toujours surpris de la grandeur de la noblesse des motivations qui nous animent!...

Sunday, December 13, 2009

Sat. 12 Dec. - Oakland / Fantastic Mr. Fox

Cherchez l'intrus :)


J'ai vu Les aventures de l'incroyable Mr. Fox à domicile: dans la salle de projection des studios Pixar. Je suis d'ailleurs complètement jaloux: les bureaux de Pixar sont magnifiques, ça ressemble à un vieux hall industriel reconverti du meilleur effet (je suppose que le bâtiment a en fait moins de 20 ans, c'est juste cette tradition américaine de faire du vieux avec du neuf, mais dans ce cas-ci c'est assez réussi), peuplé de monsters, de cars, d'affiches du Zeppelin de Mr. Muntz, d'une expo de tout le making-of de Up:
des tas de dessins, de story-boards, de petites statues en résine, de maquettes, d'esquisses, de projets abandonnés, de personnages alternatifs... J'ai trouvé ça complètement magique, j'étais sous le charme!
Et puis avoir une salle de projection de film dans les bureaux, c'est tout-de-même encore un autre niveau qu'une salle de gym et un toboggan, non?

Sat. 12 Dec. - Les Rues de San Francisco

Les Rues de San Francisco... ce titre évoque pour moi des poursuites en voiture sur les pentes de Russian Hill, Michael Douglas avec des rouflaquettes et un costume frippé et le pont du Golden Gate...

La réalité de ce qu'on trouve dans les rues de San Francisco est un peu différente...
Un rat, pas au mieux de sa forme...


Un autre "cadavre", probablement imbibé d'alcool, celui-là...