La télé se veut vraiment encouragente ces jours-ci, et la voici tout en effervescence à propos d'un accident d'avion à Mangalore. Pfewww, à une lettre près, j'étais dans de beaux draps (voire même dans un linceul)!
L'événement n'a pas eu le temps d'arriver en première page du journal du matin, qui parle du coup d'autres nouvelles diverses, par exemple une expérience de Frankenstein réussie aux U.S.A. (sur un organisme unicellulaire. Hollywood doit attendre encore un peu avant de nous ressortir le classique).
J'y lis aussi un autre article sur la dernière trouvaille en terme de traditions rétrogrades (il faut pas croire, les conservateurs peuvent se montrer très progressistes quand il s'agit d'inventer des nouvelles entraves aux libertés individuelles): la contrainte du gotra sur le mariage.
Le gotra, c'est la lignée: les ascendants, cousins etc. d'une personne jusqu'au 6ème degré, arrondi par le haut et incluant tout le village et les villages voisins. La règle, c'est qu'il est déconseillé de choisir son conjoint dans le gotra de son père ou de sa mère (conseil qu'on est libre de ne pas suivre, mais alors la famille commence à préparer les suicides, question de réparer l'honneur bafoué). On connaissait déjà le "conseil" de se marier dans la même religion et la même caste, mais ici les choses se compliquent: il faut en plus se trouver un gotra différent. Je vois comment ils sont en train de résoudre leur problème de surpopulation: se trouver un conjoint devient un problème NP-complet, qu'il faut des années pour résoudre. Déjà les sorciers du village et autres entremetteurs doivent faire des études poussées en théorie des graphes, cliques maximales, recouvrement etc. pour arriver à caser tout le monde.
Monday, May 17, 2010
Di. 23 mai - Agra (aller)
Pour notre dernière journée en Inde, quoi de plus normal que d'aller passer la journée en amoureux voir le Taj Mahal à Agra? La réception de l'hôtel nous renseigne une agence de bus qui offre justement ça, rendez-vous rue machin demain à 7h (aïe!), retour à Delhi vers minuit (oups! c'est pas la porte à côté Agra!)
Le lendemain matin, on se retrouve rue machin vers 7h, il y a des bus dans tous les sens, pas la moindre idée comment savoir lequel est le nôtre. Quelques coups de téléphone et une bonne dose d'anxiété plus tard, un gars frappe à la vitre du taxi et nous montre notre bus, qui est plein de Delhisiens qui vont visiter Agra pour la journée, plus un guide qui bavarde dans le micro et compte les têtes.
Un fois sortis de la ville, je profite d'une circulation vaguement fluide pour m'endormir et tenter de compléter ma nuit de sommeil. Après deux heures de vague somnolence de bus, je me réveille: le bus est en train de s'arrêter sur une aire de repos équipée d'un resto-route placardé d'affiches pepsi, en rase campagne: c'est l'heure du déjeûner.
Un panneau qui n'est pas dédié à la gloire de pepsi indique, lui, Agra: 100km vers la gauche, Delhi: 100km vers la droite. Un rapide calcul mental me confirme que j'ai intérêt à faire ami-ami avec ma place dans le bus, parce que je vais y passer un temps certain aujourd'hui. Un second calcul de prévention-santé m'indique que j'ai intérêt à faire gaffe à ce que j'avale ici, si je veux pas passer le reste de la journée à me tortiller très inconfortablement sur mon siège.
100 km et deux heures plus tard, donc, nous voilà arrivés à Agra, où il fait encore plus chaud que tout ce que j'ai vu lors de ce voyage réuni. Question de faire durer le plaisir, on commence par visiter le fort rouge d'Agra (à ne pas confondre avec le fort rouge de Delhi).
C'est grand, c'est beau, c'est rouge, mais on n'a pas écouté grand chose aux commentaires du guide, trop occupé qu'on était à sauter de zone d'ombre en zone d'ombre.
On fait comme tout le monde jusqu'au bout...Après l'incontour-nable (et imposée) halte-souvenirs (où l'on pouvait acheter des petits-taj mahal, des mini-taj mahal, des nano-taj mahal —tiens, j'ai pas vu les iTaj—, plus des tapis, saris et tout ce que tu veux), nous voilà arrivés à la bientôt huitième merveille du monde: l'imposant Taj Mahal.
Aussi beau en vrai qu'en images, et très impressionnant. Dire que tout ce bazar a été fait pour une morte! Eh bien!... Enfin, maintenant il fait rêver tout un pays et vivre une foulitude de guides plus ou moins officiels, photographes, vendeurs de bidules, conducteurs de pousse-pousse etc.
Bon, y a rien à dire, c'est magnifique!
Le lendemain matin, on se retrouve rue machin vers 7h, il y a des bus dans tous les sens, pas la moindre idée comment savoir lequel est le nôtre. Quelques coups de téléphone et une bonne dose d'anxiété plus tard, un gars frappe à la vitre du taxi et nous montre notre bus, qui est plein de Delhisiens qui vont visiter Agra pour la journée, plus un guide qui bavarde dans le micro et compte les têtes.
Un fois sortis de la ville, je profite d'une circulation vaguement fluide pour m'endormir et tenter de compléter ma nuit de sommeil. Après deux heures de vague somnolence de bus, je me réveille: le bus est en train de s'arrêter sur une aire de repos équipée d'un resto-route placardé d'affiches pepsi, en rase campagne: c'est l'heure du déjeûner.
100 km et deux heures plus tard, donc, nous voilà arrivés à Agra, où il fait encore plus chaud que tout ce que j'ai vu lors de ce voyage réuni. Question de faire durer le plaisir, on commence par visiter le fort rouge d'Agra (à ne pas confondre avec le fort rouge de Delhi).
Aussi beau en vrai qu'en images, et très impressionnant. Dire que tout ce bazar a été fait pour une morte! Eh bien!... Enfin, maintenant il fait rêver tout un pays et vivre une foulitude de guides plus ou moins officiels, photographes, vendeurs de bidules, conducteurs de pousse-pousse etc.
Di. 23 mai - Agra (retour)
Une fois la merveille vue, on a un peu des étoiles dans le yeux et on a un peu juste envie de rester béat et rentrer chez soi, s'asseoir dans le fauteuil et ne rien faire les yeux fermés pendant une heure. S'abandonner à la beauté, tout ça... Sauf que, détail mineur, entre maintenant et le "chez moi" le plus proche (l'hôtel à Delhi), il y a le retour de ce trajet interminable à l'aller. Il est 6h, je suis optimiste et prévois un retour avant minuit (pour 200 km de route, ça semble même réaliste).
Je m'endors donc du sommeil du juste sur mon siège, espérant tenir 3 ou 4 heures et me réveiller à l'hôtel. Je me réveille en effet 2 ou 3 heures plus tard, le bus se faufile dans les ruelles étroites d'un village que j'identifie comme n'étant pas Delhi, et qui ne colle pas du tout à ma conception du voyage retour composé d'autoroutes, boulevards urbains et porte de l'hôtel.
Le guide, dans sa grande générosité, nous offre une visite bonus d'un temple qui traîne vaguement sur le chemin du retour... Génial, ça fera une heure plus tard dans mon lit, j'avais justement besoin de ça!
Une ruelle de magasins de bidules sur le chemin du temple.
L'entrée du temple. Il est interdit de photographier les temples et ils rigolent pas avec ça: gardes, portique de sécurité et tout le toutim, pire qu'à l'aéroport!
Et c'est là forcément, dans la distraction de ma béatitude taj-mahalesque qui se transforme à grands pas en impatience à l'envers de mon lit, que je ne me rends pas compte qu'on nous a filoutement échangé notre guide pour un autre guide...
Quand, la nuit tombée, le bus se remet en marche, je guette avidement l'arrivée d'une autoroute,d'un signe routier qui m'indiquerait Delhi à moins de 60 km... Je ne fais donc pas attention à notre nouveau guide qui déblatère comme un exalté dans le micro... et qui, derrière mon dos (enfin non, devant, mais en Hindi, ce qui revient au même) est en train d'annoncer qu'on va encore faire le grand chelem des temples et autres lieux saints de la prime enfance de Krishna qui a vécu dans la région, a prié par ici, mangé par là, foulé des pavés de ses saints pieds un peu plus loin...
Là, il est genre minuit, on est paumés dans un village —saint!— à 3 heures de route de Delhi, à suivre un allumé qui nous montre des vieilles pierre en exultant. Je suis de toute évidence captivé par l'expérience spirituelle unique... ou par une trouvaille que je viens de faire dans mon nez?
Je m'endors donc du sommeil du juste sur mon siège, espérant tenir 3 ou 4 heures et me réveiller à l'hôtel. Je me réveille en effet 2 ou 3 heures plus tard, le bus se faufile dans les ruelles étroites d'un village que j'identifie comme n'étant pas Delhi, et qui ne colle pas du tout à ma conception du voyage retour composé d'autoroutes, boulevards urbains et porte de l'hôtel.
Le guide, dans sa grande générosité, nous offre une visite bonus d'un temple qui traîne vaguement sur le chemin du retour... Génial, ça fera une heure plus tard dans mon lit, j'avais justement besoin de ça!
Et c'est là forcément, dans la distraction de ma béatitude taj-mahalesque qui se transforme à grands pas en impatience à l'envers de mon lit, que je ne me rends pas compte qu'on nous a filoutement échangé notre guide pour un autre guide...
Quand, la nuit tombée, le bus se remet en marche, je guette avidement l'arrivée d'une autoroute,d'un signe routier qui m'indiquerait Delhi à moins de 60 km... Je ne fais donc pas attention à notre nouveau guide qui déblatère comme un exalté dans le micro... et qui, derrière mon dos (enfin non, devant, mais en Hindi, ce qui revient au même) est en train d'annoncer qu'on va encore faire le grand chelem des temples et autres lieux saints de la prime enfance de Krishna qui a vécu dans la région, a prié par ici, mangé par là, foulé des pavés de ses saints pieds un peu plus loin...
Lu. 24 mai - La mer d'Aral
Le voyage de retour est splendide... on passe par le Kashmir, les contreforts de l'Himalaya, la Russie, puis la Finlande.
Entre deux films (dont un Wake Up Sid, que j'ai vraiment bien aimé... une comédie indienne moderne, sans danses et montagnes suisses), je jette un œil à la carte, puis dehors, puis de nouveau à la carte: Elle montre un petit avion au-dessus d'une grande mer. Dehors, je vois trois lacs ridicules... cherchez l'erreur.

C'est la mer d'Aral... merveilleuse conséquence de l'agriculture planifiée soviétique. En fait, elle s'invite même au palmarès des catastrophes écologiques majeures.
Entre deux films (dont un Wake Up Sid, que j'ai vraiment bien aimé... une comédie indienne moderne, sans danses et montagnes suisses), je jette un œil à la carte, puis dehors, puis de nouveau à la carte: Elle montre un petit avion au-dessus d'une grande mer. Dehors, je vois trois lacs ridicules... cherchez l'erreur.
C'est la mer d'Aral... merveilleuse conséquence de l'agriculture planifiée soviétique. En fait, elle s'invite même au palmarès des catastrophes écologiques majeures.
Saturday, April 24, 2010
Di. 30 Mar - nach Tschechien
Depuis 6 mois que je vais régulièrement en Tchéquie, j'expérimente tous les moyens pour y arriver: par vol direct, en avion via Vienne, en avion via San Francisco (pas le plus rapide!), en train, en retard (souvent couplé avec le précédent),... Je n'avais jusque là pas essayé les moyens de transports individuels (la voiture, le vélo, l'âne) et c'est maintenant chose faite.
J'avais trouvé un collègue pour covoiturer, qui m'avait garanti un voyage rapide (6h, bien moins que le train) et économique. L'avantage, donc, de la voiture sur les moyens de transport collectifs, c'est qu'elle s'arrête exactement là où il doit aller (le collègue), c'est-à-dire à moins de 300 kms et 5h de navettes en tous genres de ma propre destination: La Tchéquie est finalement un pays étonnamment grand.
Au terme d'un trajet en voiture somme toute assez reposant où l'on roule à tombeau ouvert sur les autoroutes suisses (80km/h!) puis allemandes (200), on arrive vers 2h du matin sur un parking désert de la banlieue de Prague. Ici, nos routes se séparent: lui doit prendre l'ascenseur sur 4 étages pour atteindre son lit, moi je rejoins le mien en bus, en tram, encore en tram, ennuyé, en train, endormi,... à 8h du matin, un voyage de tout repos!
Je devais peut-être y voir un signe... Pendant mes longues attentes nocturnes dans les abri-bus, gare et autres, j'ai vaguement perçu que Dieu voulait me dire quelque chose, m'envoyait un signe.
Je ne l'ai appris qu'à mon retour: le signe que Dieu m'a envoyé quand c'était mon tour derrière le volant, et que je n'avais pas vu du tout, c'est un gros "60" dans un cercle rouge sur l'autoroute en Suisse.
Et que les messagers de Dieu (en bleu avec des casquettes) se sont empressés de me rappeler par courrier express, avec douloureuse note de frais jointe.
Ok, c'est bon, promis, la prochaine fois, je prendrai l'avion, pour rester plus près de Toi.
J'avais trouvé un collègue pour covoiturer, qui m'avait garanti un voyage rapide (6h, bien moins que le train) et économique. L'avantage, donc, de la voiture sur les moyens de transport collectifs, c'est qu'elle s'arrête exactement là où il doit aller (le collègue), c'est-à-dire à moins de 300 kms et 5h de navettes en tous genres de ma propre destination: La Tchéquie est finalement un pays étonnamment grand.
Au terme d'un trajet en voiture somme toute assez reposant où l'on roule à tombeau ouvert sur les autoroutes suisses (80km/h!) puis allemandes (200), on arrive vers 2h du matin sur un parking désert de la banlieue de Prague. Ici, nos routes se séparent: lui doit prendre l'ascenseur sur 4 étages pour atteindre son lit, moi je rejoins le mien en bus, en tram, encore en tram, ennuyé, en train, endormi,... à 8h du matin, un voyage de tout repos!
Je devais peut-être y voir un signe... Pendant mes longues attentes nocturnes dans les abri-bus, gare et autres, j'ai vaguement perçu que Dieu voulait me dire quelque chose, m'envoyait un signe.
Je ne l'ai appris qu'à mon retour: le signe que Dieu m'a envoyé quand c'était mon tour derrière le volant, et que je n'avais pas vu du tout, c'est un gros "60" dans un cercle rouge sur l'autoroute en Suisse.Et que les messagers de Dieu (en bleu avec des casquettes) se sont empressés de me rappeler par courrier express, avec douloureuse note de frais jointe.
Ok, c'est bon, promis, la prochaine fois, je prendrai l'avion, pour rester plus près de Toi.
Friday, April 23, 2010
Ven. 23 Avril - Et Paf! La Belgique
Aïe aïe, je sens le coup fourré...
Entre d'un côté, des sales rumeurs sur le maintien de Google en Suisse (suite à la décision déplorable du parlement suisse de réduire le nombre de permis de travail octroyés), et les nouvelles joyeuses du pays, où le gouvernement vient de nous rejouer son numéro favori: chuter, je me demande si je serai expulsé avant de devenir apatride, ou l'inverse?
Entre d'un côté, des sales rumeurs sur le maintien de Google en Suisse (suite à la décision déplorable du parlement suisse de réduire le nombre de permis de travail octroyés), et les nouvelles joyeuses du pays, où le gouvernement vient de nous rejouer son numéro favori: chuter, je me demande si je serai expulsé avant de devenir apatride, ou l'inverse?
Saturday, February 27, 2010
Sa. 27 Feb. - Twitter
Je sais que je suis particulièrement maladroit et peu doué avec tout ce qui touche aux ordinateurs et à Internet, mais là, je me suis tout de même retrouvé complètement perplexe.J'ai un compte twitter, et je voulais y retrouver ma belle (qui y est aussi) et donc j'utilise le lien "find people" et ... raté! Pas de Shikha sur twitter (je sais que c'est pas un nom courant par ici, mais il doit bien y en avoir deux ou trois, non, sur les 20 milliards d'utilisateurs annoncés de twitter?).
Essayons avec un "business or brand" alors! J'en prends une qui je pense doit bien avoir une bonne dizaine de fans dans le monde virtuel, voire un peu plus: Apple. Tiens, inconnue au bataillon elle aussi?
Allons, des "Bill", ça il doit y en avoir quelques-uns, non?Non.
Bon, eh bien j'en conclus que Twitter est vide. Je suis le seul utilisateur... Brrr, ça me donne une impression de scénario de fin du monde où on se retrouve seul survivant dans un monde anéanti.
Subscribe to:
Posts (Atom)
